Transcendance : mon avis sur le film

Après avoir partagé son goût prononcé pour les aventures aspartiques dans Black Pearl et s’être métamorphosé en un indien excentrique à la coiffe timbrée dans Lone Ranger, Johnny Depp revient à l’écran avec un autre titre tout aussi surprenant : Transcendance. Un titre aussi ennuyant et vide de sens que tout le reste. Mais pouvait-on vraiment s’attendre à mieux que ça ?

Transcendance : l’histoire

Dans un futur proche, une équipe de scientifiques tente de créer le tout premier ordinateur pourvu d’une conscience et apte à réfléchir de manière complètement autonome. Mais ce que les scientifiques pensent être une grande invention technologique est perçu par les terroristes comme un projet menaçant pour le genre humain. Les scientifiques sont alors menacées par des attaques de terroristes anti-technologies. Le scientifique à l’origine du projet se fait assassiner. Sa femme décide de se servir de l’avancée de ses travaux pour « transcender » l’esprit de son mari dans le premier super ordinateur jamais conçu. Devenu désormais assez robuste et quasi omnipotent, il a désormais  le contrôle sur tous les réseaux liés à Internet. Le tout au risque de perdre le peu d’humanité qui lui reste.

Un beau casting mais rien dans le ventre

Wally Pfister, le réalisateur de Transcendance avait pourtant de quoi épater son public rien qu’avec son casting de stars parfait. Sans parler du sujet principal de son histoire qui est aussi très en vogue. Et pourtant, ce portrait du parfait réalisateur pour son « premier film » à l’écran, semble bien éphémère pour ne durer que le temps d’une bande annonce. Si dans un premier temps, le public s’émerveille devant l’intrigue d’une histoire qui concerne l’invention d’un ordinateur capable de sauver le monde de tous les maux, la mayonnaise tourne au vinaigre très rapidement dès les premières minutes du film. Quand Johnny Depp apparait finalement à l’écran, le public sursaute et pense que les choses sérieuses vont alors commencer pour de vrai. Mais là encore, toutes les réflexions « philosophiques » que le réalisateur déverse cassent complètement le paysage. Il était pourtant simplement question de remettre en cause le côté humain de son personnage. Bref, les affamés d’action vont se perdre rapidement dans un scénario mi-scientifique mi-historique. A défaut d’apporter de véritables actions dignes des plus grands films de science-fiction, le public osait espérer au moins un brin de fun et un semblant de folie dans ce titre. Mais comment y arriver quand on fige le héros derrière un écran ou encore la superbe Rebecca Hall derrière un mur. Même Johnny Depp ne semble pas être dans son assiette, lui qui est toujours si à l’aise libre comme l’air dans Les Pirates des Caraïbes.

Au final, Transcendance se révèle être un film qui manque d’ambition en matière de réalisation. Les scènes de combats sont quasi inexistants et les effets spéciaux parfois accablants. A en croire que l’ordinateur sensé être « super » n’est finalement qu’un simple outil de référence qui sert à effleurer la surface des choses comme à l’accoutumé.

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