Ma critique du film Captain fantastic

Ce film du genre drame écrit et réalisé par Matt Ross est sorti en salles françaises le 12 octobre 2016. Le casting allie des acteurs comme Vigo Mortensen dans le rôle de Ben, George MacKay, Samantha Isler, Annalise Baso, Nicholas Hamilton, Shree Crooks. Le long métrage de 118 mn s’est vu décerner deux prix : le prix du Public de la mise en scène à un Certain regard à Cannes et le prix du Public au Festival Américain de Deauville.

Présentation générale du film

Ben et sa petite tribu composée de 6 enfants âgés de 7 à 22 ans vivent en pleine nature, dans les forêts reculées de Nord-Ouest de l’Amérique. C’est lui qui s’occupe de l’éducation de ses enfants déscolarisés au sein de son petit coin de paradis. Mais quand le malheur frappe sa petite famille, en l’occurrence la mort de sa femme qui était hospitalisée depuis quelques mois, ils doivent s’embarquer dans un voyage qui les confrontera aux périls d’une société qu’ils ne connaissent pas. Ben, de son côté, remet en cause ce qu’il a appris à ses enfants et se questionne sur sa façon de les éduquer.

Critique du film Captain fantastic

Le long-métrage offre une bonne piste de réflexion sur la façon d’élever ses enfants à travers le portrait d’un père un peu excentrique mais fort et doté de sentiments nobles. Il modèle ses protégés à son image, avec un mental d’acier, prêts à tout supporter. Lui-même s’oppose farouchement à la société capitaliste, fondé sur le profit et l’excès de consommation. Les enfants barbares et doués dévorent la grande littérature, se débattent sur des thèmes philosophiques, s’initient aux arts martiaux avec des couteaux, jouent de la musique, et mangent les produits de la nature. La petite troupe en marge de la société est heureuse au sein de ce paradis jusqu’au déclic qui a basculé la théorie autarcique patriarcale. A partir de ce moment-là, les enfants doivent côtoyer leurs semblables.

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Chacun des enfants ont des cordes à leurs arcs, et ont leurs caractères. Ainsi, le petit Rellian, la figure de rebelle s’est vu se fâché trois fois contre son père. Tout au long du film, le spectateur est amené à prendre position : il approuve ou désapprouve les convictions du rôle principal, il prend son parti ou celui de la société. Le scénario est simple, délivre son lot de rires, de larmes, de dose d’humour et de philosophie au bon moment. Les acteurs s’intègrent bien dans leurs cadres et jouent leurs rôles avec charisme. Le point fort du Captain fantastic est indubitablement ses discours. Ceux-ci se démarquent par son originalité et son ton. Quoi que le film présente certaines lourdeurs, et quelques ficelles puissent être plus développées, le suspense, le soubresaut, quelques moments surprenants sont au rendez-vous. Il constitue une alternative intéressante pour ceux qui se lassent des films d’action et de tuerie américains, que vous pouvez voir ici.

L’histoire nous pose une problématique sur l’éducation de nos progénitures dans un monde matérialiste et nous montre également s’il est possible d’élever nos enfants en les dispensant de tout ce qui paraît superflu. La fin quelque peu mystérieuse permet d’aboutir à un compromis accommodant pour la petite tribu.